Table ronde du 13 mars

L'association onoma présente grafism'2013



"  Designers graphiques et structures culturelles  "

Invitation à la table ronde, le 13 mars 2013 à 17 heures, café du TU-Nantes


Il sera question de la commande culturelle publique et des réponses qu'apportent les graphistes ; il sera question du graphisme "d'utilité publique" et la manière dont l'espace public est interrogé par les graphistes au travers de la communication culturelle ; il sera question des distinctions éventuelles entre graphisme et œuvre d'art. 
Vous êtes invités à prendre la parole tout au long de cette table ronde.

Participeront à cette table ronde les membres du studio Akatre, Bertrand Salanon, le directeur du Théâtre Universitaire (T.U.) de Nantes, le graphiste Vincent Menu du collectif Le Jardin graphique et Bernard Queruau, le directeur du théâtre de la Paillette à Rennes. 
La table ronde ouvre l'exposition des affiches d'Akatre pour le TU-Nantes (2009-2013), du 13 mars au 5 avril 2013 TU-Nantes Chemin de la Censive du Tertre - Nantes.


Le jeune studio Akatre fondé en 2007, a déjà à son actif de nombreuses créations dans la communication visuelle, aussi bien dans le domaine typographique que dans le domaine de l’affiche ou de l’édition. Depuis 2009, le Théâtre Universitaire (T.U.) fait appel à Akatre pour valoriser sa programmation par l’affichage urbain dans l’espace public de la ville de Nantes.




Expo "TU NOUS VOUS ILS"












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Tu Nous Vous Ils / Dossier de presse

Vous pouvez télécharger ICI le dossier de presse "grafism2013 Tu Nous Vous Ils" [format PDF]








grafism'2013 Tu Nous Vous Ils



AKATRE sur le web

Une sélection de liens sur le web
qui évoquent ou décrivent le travail d'AKATRE


Sur le site du quotidien Libération
Akatre, anonymes dans le vent Série [Imperceptibles 2/6] . A l’heure de la gloire éphémère, quelques créateurs protéiformes revendiquent leur anonymat. Aujourd’hui, une entité artistique sans apparence physique. Par ANNE DIATKINE

Qui se cache derrière Akatre ? Personne, puisque Akatre est une entité à part entière. Comment cette entité se décompose-t-elle ? Elle ne se décompose jamais. Quel est son champ d’action ? Il est trop hétéroclite pour correspondre à un nom de métier répertorié. Comment se fait-elle connaître ? Ni par Facebook, ni par Twitter, ni en se «scénarisant» leur vie ou en étant sa propre marque. Ce sont des vieux, alors ? Pas forcément. Ou des jeunes gens hautains, qui se prennent pour Maurice Blanchot ou Philippe Garrel et refusent de se compromettre en bavardage ? Certes, comme Garrel, Akatre peut expérimenter en filmant, mais contrairement à Blanchot, Akatre n’écrit jamais.


Série photo pour la communication annuelle de Mains d'Œuvres

Sur le site de la Gaieté Lyrique à Paris
Léger, aérien, fluide. Drôle, ironique, joyeux. Lumineux, coloré, incarné. L'art et les manières de faire de l'atelier de design graphique Akatre, c'est un peu tout cela à la fois. Même si le trio de designers refuse de se cantonner à un médium, un type de projet ou d'outil, il y a bien, déjà, un « style » Akatre reconnaissable. Tentative de définition.
Création pour exposition Diagonale / CNDAP 2010

Sur le site du Centre National des Arts Plastiques
Le trio se défend d’avoir une approche traditionnelle dans leurs réponses graphiques : le dessin des lettres dans leurs créations typographiques ou la mise en place d’installations servent le plus souvent de matière plastique pour leurs photographies. Akatre souhaite créer toutes les formes qui seront mises en place afin d’avoir une réponse personnelle dans un projet artistique ou de commande.
 
Une expérience plastique, visuelle et sonore après cinq ans de résidence à Mains d'œuvres. Du 23 au 25 novembre 2012.

Sur le site de Mains d'œuvres
"À l’aube ou au crépuscule, c’est cette lumière si particulière, celle qui laisse les formes se détacher de l’obscurité sans qu’elle ne soit assez claire pour en distinguer les détails, celle qui hésite encore à basculer du côté du jour ou de la nuit", qu’invoque l’entité de designers graphiques Akatre, dans l’installation exposée pendant trois jours à Mains d’Œuvres.

Akatre / personal works

Sur le site de la galerie Carole Lambert


Typographie la laborantine

 Sur le site du XXIIIe festival de l'affiche de Cuhaumont
L’exposition collaborative « Lettres Type, nouvelle création typographique en France » se focalise sur la typographie à l’usage, en rassemblant des caractères commandités ou réalisés en réponse à des projets de design graphique ou typographique. Qu’il s’agisse d’un livre, d’une identité visuelle ou d’un site web, chaque typographie est présentée dans son contexte, mettant ainsi en avant la qualité des réponses face à une problématique de design donnée. Au-delà du processus de création, l’exposition explore la relation entre le créateur de typographies et son commanditaire. « Lettres Types » rend ainsi compte de la vitalité de la nouvelle scène typographique francophone, en documentant 40 projets de 40 designers (dont AKATRE...)


Reportage Sandrine Gadet sur France3

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L'affiche, la rue



L’affiche, la vraie, la graphique, l’authentique, la joyeuse, la radicale, s’est perdue, noyée dans un raz de marée commercial ou communicationnel.

L’hystérie tapageuse du commerce, la démagogie marketing politique l’ont emporté et la rue n’offre plus les images sincères auxquelles nous aspirons pourtant, passants pressés ou flaneurs aux aguets. Voici malgré tout quelques îlots, une histoire à laquelle se raccrocher, des graphistes qui repensent l’espace public comme un lieu d’échanges et de réflexion.

Les graphistes — c’est insensé — fabriquent des images qu’ils pensent, qui parlent et parfois qui hurlent.

Les graphistes — c’est fort peu sexy — travaillent le mieux qu’ils peuvent pour des commanditaires. Cela les différencie des artistes qui — c’est très sexy — n’en font qu’à leur tête.

Les graphistes sont préoccupés — c’est la prise de tête — par la signification des images qu’ils créent, par la cohérence de l’association des signes qu’ils mettent en place.

Les graphistes sont impliqués — c’est ringard — dans la régulation sociale de la cité, la conversation politique dans la cité. Ce sont des auteurs qui pratiquent le graphisme d’auteurs, ce sont des citoyens qui pratiquent le graphisme d’utilité publique, ce sont des rêveurs qui pratiquent le graphisme pour — le gros mot — le plaisir.

Les graphistes — comme tant d’autres catégories de « travailleurs-travailleuses » — souffrent d’une actualité ultra-conventionnelle, ultra-dogmatique, ultra-conformiste, ultra-formatée, ultra-libérale.

C’est pourquoi nous sommes heureux — dans un panorama éclectique et subjectif — de vous présenter ces travaux de graphistes qui n’ont jamais renoncé à concevoir des affiches sensées.




Conférence d'Alain Le Quernec

Enseignant, graphiste, affichiste Alain Le Quernec est reconnu internationalement.
De nombreuses expositions et ouvrages sont consacrées à son travail et lui-même est un découvreur de graphistes du monde entier dont il présente les démarches.

Cette conférence exposera la relation et le travail graphique d’Alain Le Quernec pour Bernard Poignant, tour à tour militant, dirigeant du PS, candidat puis député, député européen et maire de Quimper.
L’association onoma propose ainsi de revenir sur le travail de 30 années de collaboration graphique dans un contexte actuel de campagne électorale.

Conférence organisée par l’association onoma et le Pôle design de Rennes Bréquigny.

grafism'2012 dans la presse

Sur le site du magazine ETAPES:

Un reportage de Sandrine Gadet sur France 3

Sur le site de la galerie ANATOME (Paris)
Sur le site du "Lieu du design" (Paris)
Dans la revue Graphisme en France du CNAP (Centre National des arts Plastiques)

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Les partenaires de grafism’2012
  • La ville de Nantes
  • Le réseau DesignA4 [4 lycées publics Arts Appliqués de la Région des Pays de la Loire]
  • Le musée de l’imprimerie de Nantes
  • Le pôle des arts graphiques [Lycée La Joliverie île de Nantes]
  • Le Centre Hospitalier Universitaire
  • La librairie Coiffard [L’index]
  • Le Laab [lycée arts appliqués Rennes Bréquigny]
  • Le Cluster Quartier de la Création – SAMOA
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D'autres manifestations autour du graphisme en France 

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Des studios ad hoc

Affiche réalisée à la demande du Comité de soutien aux salarié
e
s en lutte de l’usine Jabil de Brest. Ce travail fait suite à celui commencé sur Politique Qualité, un spectacle autour de cette même usine. 


2012, quatrième édition ! Plus de 8000 insultes circulent ainsi en France et en Suisse ; affiches destinées au départ à une utilisation dans la rue, notamment dans les manifestations.




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Les affiches perdues de l'atelier populaire de Nantes - 1969/1981


 
« Voilà, m’faudrait une affiche simple avec un patron qui tient un juge par le bras, qui remonte la clef dans l’éducateur. Sur le côté un militaire qui sort des T.P.F.A derrière, les flics chargent une manif, expulsent les paysans et construisent une centrale nucléaire. Faudrait caser la marée noire qui coule du haut de forme du patron pour tomber dans les bras du pape. AH j’oubliais faudrait une femme au premier plan...

Ça pourrait être fait pour hier soir ?  »

Voilà le type de demande que travaillait cet atelier sérigraphique associatif, des années 1968 à 1981. Des lois interdisant l’affichage dans les rue à la lutte pour l’avortement en passant par la dénonciation du racisme ordinaire et les combats des paysans travailleurs, L’atelier popupaire de Nantes a produit des affiches au graphisme frustre, spontané et direct.

Dans la foulée de l’atelier populaire de l’Ecole des Beaux-arts de Paris en 1968, l’atelier populaire de Nantes voit le jour avec des étudiant(e)s de l’école d’architecture. En 1981, lors de son arrêt, il s’était transformé en association «agréée d’Education Populaire».
Dans les années 70, ce qu’on appelait «les luttes» s’accompagnaient quasi-automatiquement d’une production d’affiches collées dans la rue. Plus qu’un moyen de communiquer, c’était surtout l’occasion de se regrouper, d’échanger, d’être ensemble, de clarifier les positions. Créer et fabriquer une affiche permettait d’entretenir une dynamique d’action et de solidarité.

Et puis, la loi sur l’affichage d’octobre 1979 est promulguée (interdiction d’afficher en dehors des panneaux spécifiques) ; et puis, l’opération «Nantes ville propre» concrétise cette loi dans l’espace public ; et puis, la victoire de la gauche en mai 1981 signe la fin d’une période de luttes et donc d’activité autour de la création d’affiches revendicatives.

On a perdu ce qui aurait dû ne pas être conservé

Les affiches sérigraphiées à cette époque n’étaient pas destinées à être conservées, elles étaient produites, affichées dans l’instant, et basta.
Et puis «aucune archive ne devait être gardée, aucun exemplaire mis de côté, pour éviter la spéculation et parce que le destin de ces affiches était d’être collées et non conservées comme des images pieuses».
Il ne tenait qu’à des personnes sensibilisées sur la question de la mémoire de se démener pour récupérer ces images. On connaît l’anecdote de cette conservatrice de l’Imprimerie Nationale qui décollait les affiches encore fraîchement collées de l’atelier de l’école des Beaux-Arts de Paris en 1968.
Un des participants de L’atelier populaire de Nantes a eu le réflexe de conservation des affiches fabriquées pour garder la trace de moments forts de la vie de l’atelier et de l’époque dans laquelle de nombreuses luttes passaient par des affichages instantanés dans l’espace public, la rue. Ce corpus a été déposé en 1983 pour les fonds du Château des Ducs de Bretagne.
Mais l’histoire de la «Conservation des archives» est longue d’accidents de parcours et malgré les efforts des uns et des autres et des conservateurs du château pour trouver les traces du dépôt, nada, aucune indexation, aucune trace.

Les efforts pour trouver des exemplaires de ces affiches se sont avérés vains...

Déclassement et réappropriation

C’est un contraste fort qui est proposé par cette exposition — entre des affiches aux contenus contestataires et dénonciateurs d’une société des inégalités —, et le temple du goût, salle d’exposition dans un bâtiment qui a toujours été vanté comme l’exemple de la construction luxueuse du XVIIIe siècle nantais, bâti au cœur de l’île Feydeau avec les richesses issues du commerce triangulaire.

Le public de l’exposition pourra donc méditer sur le paradoxe de la confrontation entre les pilastres aux chapiteaux ioniques d’avec les écritures manuscrites des affiches de l’atelier populaire. Dans un cas, le signe du pouvoir et de la culture classique, déclassé et morbide ; de l’autre des signes fragiles, instinctifs, vivants et ... toujours d’actualité.


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Quelques exemples dans les centaines d'images produites par l'atelier populaire en un peu plus de dix années.

+ les originaux présentés lors de l'exposition : https://picasaweb.google.com/mcmarco99/AtelierPopNdlCPam










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dessins de Nicolas de la Casinière 




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Quelques vues de l'extérieur et de l'intérieur du Temple du goût, rue Kervégan à Nantes




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PAM, Laurent,
je vous cours après depuis hier
Il faut tirer 100 (!) affiches
pour qu'on les colle ce soir
Je suis à la MJ
jusqu'à l'aube
tél. moi
bises Roger
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AVIS
Le parlement a adopté.
Le président a promulgué
La présente loi relative à l'affichage.

Constitue une publicité à l'exclusion des enseignes et pré-enseignes, toute inscription, forme ou image destinées à informer le public ou attirer son attention... (art.1 bis).

En dehors des lieux qualifiés " agglomérations " ...toute publicité est interdite sauf dans les zones dénommées " zones de publicité autorisée " (art. 5)

A l'intérieur des agglomérations, la publicité est interdite : dans les zones de protection délimitées autour des sites classés (etc.). Le maire peut autoriser l'affichage d'opinion, et la publicité relative aux activités des associations mentionnées à l'article 11, sur des palissades de chantier dans des conditions déterminées par un décret du Conseil d'Etat... (art. 7a)

dans les agglomérations... la publicité doit satisfaire, notemment en matière d'amplacement, de surface etc., à des prescriptions fixées par décret en Conseil d'Etat... (art.7)

etc.

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